📜 Pitch Deck
Page la plus dense de la DB Formats Structurels : contient un synopsis complet de la série + portraits structurés des 8 personnages principaux + roadmap de production du pitch.
En Amont (cadrage)
Mettre au clair les prénoms et noms de famille :
- Johnny
- Bob (Bastien Cardoville)
- Willya
- Giulia (Montreuil)
- Alice
- Pluto
- Léo
- Stach
Dans un second temps, naming des autres personnages (parents de Léo, amis de Giulia).
Roadmap de production du Pitch (workflow)
Thomas
- Pitch
- Note d’intention (en amont)
- Présentation des différents formats de la première unité d’histoire
- MoodBoard
- Présentation Thomas
- Mise en forme sur InDesign
- Relecture
Julien
- Synopsis
- Présentation des personnages principaux
- Présentation Julien
SYNOPSIS
Dans une cité divisée entre districts populaires et quartier d’élite, tout le monde consomme uniquement les barres Joy : des barres céréalières infusées de souvenirs d’expériences intenses qui permettent de s’évader l’espace d’un instant. Ces souvenirs sont issus de l’élite qui vit dans l’opulence en échange de leur vie rêvée. Joy est à la fois une drogue, une économie et un pouvoir — contrôlée par Willya, qui dicte quels souvenirs valent d’être diffusés.
Johnny, 24 ans, ouvrier du bas de chaîne, vit dans l’ombre de son père et de son quotidien sans horizon. Son seul capital : un charme brut, une ambition inavouée. Lorsque Joy annonce les Jeux — une compétition qui ouvre les portes de l’élite aux vainqueurs — il y voit sa chance. Pour gagner, il trahit Léo, son meilleur ami, en l’électrocutant dans un jeu composé de dilemmes. Johnny accède à l’élite, mais il emporte cette blessure avec lui. Léo survit, en fauteuil roulant, aux côtés de sa petite sœur Alice, dont la chambre est tapissée de posters d’égéries et notamment de Johnny.
Dans le Village, il rencontre Giulia, égérie dont il connaissait le visage grâce aux souvenirs de la Joy. Elle l’initie aux codes de ce monde lisse, et lui révèle une résistance intérieure : un groupe d’élites refusant de laisser leurs souvenirs être pompés et monétisés. Sous pression d’une réforme autoritaire imposée par Willya — quotas de souvenirs, remplacement des récalcitrants — et attirés l’un par l’autre, Johnny et Giulia élaborent un plan pour exposer la manipulation au grand jour.
Leur tentative échoue à cause d’un plan mal préparé. Alors qu’ils basculent vers un plan B plus radical, Johnny renoue avec Léo, désormais à la tête d’un groupe d’ouvriers terroriste, et ont pour mission commune de saboter la production de barres de l’intérieur. Mais la crise qu’ils déclenchent profite à celui qui sait la récupérer : le Maire, qui instaure l’état d’urgence, nationalise Joy et transforme les barres en outil de propagande afin de maximiser son pouvoir — instaurant un véritable régime de la terreur émotionnelle, où chaque souvenir diffusé sert à maintenir la population dans la peur et la soumission.
Dans le chaos final, Léo veut tout faire exploser. Johnny, rongé par la culpabilité, tente d’arrêter l’engrenage — et entraîne Alice, qui a grandi à l’ombre de cette histoire sans jamais en être protégée, dans une confrontation qui tourne au massacre. Le Maire tue Léo, puis Alice, pour effacer les témoins. Mais Johnny utilise la barre pour que tout le monde voie le vrai visage du maire à travers les derniers instants d’Alice.
Le Maire est destitué, emporté par la révélation. L’élection est remportée par Giulia — figure de la résistance et d’un idéal nouveau, elle seule sait parler à la fois aux élites et aux districts, incarnant ce que le régime de terreur du Maire n’a jamais pu offrir : une promesse de liberté. Johnny reste à son chevet, ses cicatrices avec lui, et ensemble ils essaient de changer le système pour une société plus libertarienne.
PRÉSENTATION DES PERSONNAGES PRINCIPAUX
JOHNNY — Le Fils de la Trahison
Un enfant regarde son père s’effondrer en silence. Pas de cris. Pas de violence. Juste l’absence. Sa mère a menti pendant des mois avant de partir pour un homme “mieux placé”. Et Bastien, le père, n’a rien pu faire. Il s’est juste… effondré.
Johnny a compris ce jour-là : le mensonge détruit. Et il a juré que jamais, jamais il ne serait comme son père. Jamais il ne serait doux. Jamais il ne serait faible. Jamais il ne se laisserait abandonner.
Mais voilà le paradoxe : pour ne pas être abandonné, Johnny parle. Constamment. Son bagou n’est pas un don naturel, c’est une armure de survie. Il remplit chaque vide avec des paroles, des blagues, des provocations, de la séduction. Il dit la vérité comme une arme pour garder le contrôle. Il provoque pour exister avant d’être oublié. Il séduit pour ne pas être rejeté. Chaque mot est une balle, chaque silence une menace.
Il grandit dans les Barres, parmi les ouvriers. Son père l’aime avec une douceur étouffante qui le paralyse. Johnny refuse cette douceur. Il veut monter. Il veut prouver qu’un ouvrier peut réussir sans trahir sa classe. Avec Léo, son meilleur ami, il rêve d’une ascension. Ils sont inséparables. Ils sont invincibles.
Puis vient la finale des Jeux. Johnny gagne. Mais il gagne en trahissant Léo. En violant le pacte de loyauté qui les unissait. Et là, Johnny comprend qu’il vient de devenir exactement ce qu’il détestait : un traître. Un mensonge vivant.
Cette culpabilité ne le paralyse pas. Elle l’intensifie. Il devient l’égérie du système, le visage souriant de la Factory. Mais sous ce sourire, il y a une rage brute : celle de quelqu’un qui a vendu son âme et qui ne peut pas se le pardonner.
Le tournant : Il rencontre Giulia. Elle voit à travers son masque. Elle lui montre que sa vérité brute de décoffrage peut devenir une vérité qui protège. Pour la première fois, il sent qu’il peut baisser sa garde sans être abandonné. Avec elle, son bagou devient une parole authentique. Son arme devient un acte d’amour.
Ce qu’il doit apprendre : Que la vérité n’est pas une arme. Que l’amour n’est pas l’abandon. Que la vulnérabilité n’est pas la faiblesse.
BOB — L’Homme Trop Doux
Il y a deux sortes d’hommes : ceux qui se battent, et ceux qui acceptent. Bob a choisi d’accepter. Pas par lâcheté. Par pragmatisme. Le monde est trop dur pour les gentils. Autant ne pas faire de bruit.
Il est ouvrier de la factory. Au départ il avait de l’ambition dans la voie qui lui était destinée. Monter les échelons en étant un employé modèle dans la factory. Mais un jour sa femme part et abandonne Johnny. Bob est stoppé net dans sa dynamique et abandonne son ambition à un spleen et un certain fatalisme. Il n’a pas compris la raison du départ de sa femme. Il travaille, rentre à la maison, embrasse son fils, et regarde la télévision. C’est une vie simple. Une vie sans prétention. Une vie sans douleur…
Le paradoxe : Bob croit maintenant qu’il mérite d’être abandonné. Que c’est la punition naturelle pour avoir été trop doux, trop faible, trop peu. Il s’accroche à Johnny avec une douceur étouffante, cherchant à le protéger de l’ambition, de la rébellion, de tout ce qui pourrait le faire souffrir comme lui a souffert.
Mais son amour, mal calibré, devient une cage. Johnny ressent ce poids, cette peur d’être étouffé, et il se rebelle contre elle. Bastien ne comprend pas que protéger son fils ne veut pas dire l’enfermer. Il ne comprend pas que sa gentillesse transmet une peur, un héritage de résignation.
L’image clé : Un homme qui rentre du travail, épuisé, et qui sourit à son fils. C’est tout ce qu’il a. C’est tout ce qu’il peut donner. Et c’est suffisant. Jusqu’à ce que ce ne soit plus suffisant.
Ce qu’il représente : La classe ouvrière soumise. L’homme brisé mais bon. La douceur qui immobilise. La souffrance acceptée comme norme. Le futur que Johnny refuse. La blessure originelle de Johnny. L’ombre douce contre laquelle Johnny se bat inconsciemment.
Ce qu’il doit apprendre : Que sa douceur a une valeur. Que son amour, même maladroit, compte. Que la faiblesse n’est pas l’absence de force, mais l’absence de choix.
LÉO — Le Frère de Lumière Devenu Prophète de Destruction
Il était lumineux. Il était solaire. Il était le meilleur ami de Johnny, et le meilleur ami de la vie elle-même. Il incarnait l’optimisme sincère d’un ouvrier qui croit à la méritocratie. Avec Johnny, il rêvait d’une ascension juste, d’une reconnaissance méritée. Ensemble, ils étaient invincibles.
Le moment où tout change : La finale des Jeux. Johnny le trahit. Léo, en tentant de bien faire, se retrouve électrocuté. L’accident le paralyse. En une fraction de seconde, tout ce qu’il était disparaît. Son corps. Son ami. Son avenir. Il devient un déchet social.
Le paradoxe : Léo a joué selon les règles et a tout perdu. Donc les règles sont faites pour les perdants. Puisqu’on lui a tout pris, il va tout détruire.
Il passe par une phase de dépression où il se retrouve isolé, privé de toutes les libertés dont il jouissait, mis à l’écart à cause de son handicap. Il comprend que sa vie ne sera finalement pas le champ de tous les possibles. Qu’il n’arrivera jamais à rejoindre l’élite. Que le système l’a broyé et jeté.
De cette compréhension naît une rancœur immense. Pas une simple amertume. Une colonne vertébrale idéologique. Elle lui sert à donner un sens à sa souffrance. À transformer son statut de victime en celui de leader. À justifier sa violence et sa radicalité. À fédérer les autres laissés-pour-compte. À se protéger de la douleur en la convertissant en action.
L’image clé : Un jeune homme paralysé dans un fauteuil roulant, regardant le monde continuer sans lui. Puis organisant le sabotage de la Factory. Puis devenant un leader radical. Puis mourant en martyr de sa propre cause.
Léo ne peut pas accepter la rédemption de Johnny. Il ne peut pas accepter que son ami trouve une cause juste, une femme qui le comprend, une raison de vivre autre que la vengeance. Sa radicalisation est devenue si totale qu’elle exclut toute possibilité de pardon. À la fin, quand le Maire le laisse se faire tuer, Léo meurt en martyr de sa propre cause, devenu le monstre que le système avait lui-même créé.
Ce qu’il doit apprendre : Que la vengeance fera d’autres victimes, potentiellement innocentes. Qu’il aurait pu transcender sa propre douleur pour ne pas l’infliger aux autres. Son incapacité à le faire est le cœur de sa tragédie.
ALICE — L’Enfant Qui Grandit Trop Vite
Elle a connu le “avant”. Une vie simple avec un frère protecteur et lumineux. Elle a aussi connu le “après”. Un quotidien marqué par la douleur, le handicap et la colère de ce même frère.
Alice est forcée de comprendre très tôt que les gens ne sont pas tout noirs ou tout blancs. Que Johnny est à la fois un héros inaccessible et la cause du malheur de sa famille. Que son frère est à la fois une victime et une source de peur.
Elle grandit dans l’ombre de la tragédie. Elle observe tout, écoute tout, comprend plus qu’on ne le croit. Elle idolâtre son grand frère Léo, mais elle est aussi captivée par la figure de pouvoir que représente Johnny. Elle est curieuse, débrouillarde, elle connaît les codes de la rue et les circuits parallèles de son quartier.
Mais son innocence est progressivement détruite par la réalité. Elle voit son frère se transformer en quelque chose de sombre, de destructeur. Elle voit le système s’effondrer. Elle voit le Maire prendre le pouvoir. Et quand elle voit le Maire tuer son frère, quelque chose bascule en elle.
L’image clé : Une petite fille qui regarde son grand frère lumineux devenir sombre. Puis qui le voit mourir.
GIULIA MONTREUIL — L’Architecte de la Rébellion
Elle a été élevée pour être une élite parfaite. Pro-système. Elle était supposée être une simple égérie dont on expose les souvenirs pour divertir les masses. Elle était supposée sourire, remercier, et accepter son rôle.
Mais Giulia n’est pas une âme en peine qui rêve de liberté. Elle est une architecte qui la construit.
Le paradoxe : La fille parfaite de l’élite est la tête pensante d’une rébellion clandestine. Elle utilise son statut et sa maîtrise des codes comme un camouflage parfait. Personne ne soupçonnerait que derrière la “fille Montreuil” se cache une révolutionnaire.
Elle retourne les outils de l’élite contre l’élite elle-même. Elle initie avec des jeunes de l’élite la “résistance des Baromètres”, une rébellion clandestine dont elle est la tête pensante. Elle organise en secret. Elle théorise la lutte. Elle fédère les frustrations.
L’image clé : Une jeune femme élégante qui sourit en public, puis qui rentre chez elle et organise une révolution.
Puis elle rencontre Johnny. Elle voit en lui non pas un amant exotique, mais le partenaire qui manque à sa rébellion, celui qui a la légitimité du “terrain”. Elle lui donne les codes classiques, puis à force de se tchatcher, elle l’amène à la rébellion des Baromètres.
Mais en retour, il la confronte à la naïveté de sa rébellion d’élite. Il lui dit : “Meuf, atterris.” Elle est forcée de sortir de sa zone de confort et de comprendre la violence et les enjeux du monde ouvrier. Sa vision s’élargit.
Ce qu’elle apporte à Johnny : Une cause. Une stratégie. Une protection. Un espace de confiance où il peut être authentiquement vulnérable.
Ce qu’elle reçoit de Johnny : La permission d’être imparfaite. L’expérience du terrain. La légitimité de sa lutte. Une conscience morale qui la pousse à embrasser une cause universelle.
Ayant fusionné sa vision stratégique avec l’expérience terrain de Johnny, elle devient une véritable leader révolutionnaire. Elle ne se bat plus seulement pour l’élite, mais pour une nouvelle société où tout le monde est plus libre et moins dans un plaisir anesthésiant. Elle prend des risques réels et mène le mouvement qui changera tout.
Ce qu’elle est : Pas l’amour du héros. Sa partenaire de lutte. Le cerveau qui, uni à son cœur, bâtira une société plus libre.
STACH — Le Grand Prêtre du Divertissement
Il n’y a pas de drame dans son passé. Il a simplement découvert qu’il avait un talent pour le spectacle et que la société avait un besoin infini de divertissement. Il n’a pas “vendu son âme” ; il a trouvé le seul écosystème dans lequel son âme pouvait prospérer.
Le paradoxe : Stach n’a pas de conflit intérieur. Il est parfaitement heureux et fonctionnel dans le système. Il n’a pas de faille à combler. Son drame est extérieur : c’est le monde qui change et qui le force à une introspection qu’il n’a jamais désirée.
Il croit fermement que le divertissement est la plus haute forme de bien social. Il ne se pose pas la question de savoir si cela “abrutit” les gens. Pour lui, c’est un faux problème. Les gens sont plus heureux quand ils sont divertis. Point. La cruauté, la violence, la trahison ne sont pas des problèmes moraux, ce sont des ingrédients. On ne demande pas à un chef de se sentir coupable d’utiliser du piment.
Il est adoré de tous. Il est le point de consensus entre l’élite (qui a besoin de lui pour la paix sociale) et les ouvriers (qui ont besoin de lui pour l’évasion). Son énergie positive est son fonds de commerce. Il sait mimer toutes les émotions nécessaires pour rendre le spectacle captivant.
L’image clé : Un homme qui sourit sur un plateau de télévision, entouré de caméras et de lumières. C’est tout ce qu’il a besoin. C’est tout ce qu’il est.
Tant que Stach sourit, le monde tourne. Tant que la fête ne s’arrête pas, il existe.
Le tournant : L’arrivée au pouvoir du Maire Pluto. Le système de Willya, basé sur l’anesthésie par le plaisir, était son habitat naturel. Le régime du Maire, basé sur le contrôle par la peur, est l’antithèse de sa mission. Le divertissement n’est plus le but, c’est un simple outil de propagande grossier. L’heure n’est plus au spectacle, mais à la soumission.
Pour la première fois de sa vie, Stach est confronté à un choix qu’il n’a jamais eu à faire : continuer à être le bouffon d’un nouveau roi tyrannique, ou utiliser son immense influence pour une cause. Il doit décider si son allégeance va au spectacle, ou aux gens qu’il a divertis pendant si longtemps.
C’est une introspection qu’il n’a jamais désirée, mais que les événements lui imposent. Et qu’il ne va pas faire pour ne pas mettre en danger sa carrière.
WILLYA — La Protectrice Tragique
Elle est une génie bien intentionnée devenue le gardien d’un mensonge collectif. Elle a inventé la Barre, cette barre alimentaire émotionnelle qui anesthésie les masses et maintient la paix sociale. Ce n’est pas un produit industriel pour elle. C’est une innovation morale.
Elle croit en une philosophie fondatrice : l’inégalité est une loi naturelle. L’humanité crée toujours une hiérarchie, quoi qu’il arrive. Donc autant que les plus bas soient heureux pour maintenir une paix durable. Elle donne l’image des cent hommes sur une plage : il y aura un chef, des sous-chefs, des exécutants, des obéissants. Donc des “dominés” et des “dominants”.
Le paradoxe : Elle n’est pas un tyran. Elle est une protectrice maternelle. Elle croit sincèrement que sans la Barre, la cité se déchire. Avec la Barre, elle prospère. Donc elle protège.
Elle est un utilitariste pur, mais doux. Elle ne croit pas en la liberté humaine, elle croit en la tranquillité. Elle ne croit pas en l’esprit critique, elle croit en la paix. Elle ne croit pas en la vérité, elle croit au bonheur. Pour elle, un mensonge qui rend heureux est préférable à une vérité qui divise.
Elle ne ment pas pour manipuler. Elle ment pour éviter la souffrance. Elle pense même : « Si je leur disais la vérité, ils la mangeraient quand même tellement elle les rend heureux. »
L’image clé : Une femme qui regarde les ouvriers mâcher sa Barre et sourire. Elle voit la paix. Elle voit le succès. Elle voit son œuvre.
Elle contrôle le plaisir, les émotions, la stabilité, l’illusion. Ce n’est pas une tyran armée. C’est un tyran sensoriel. Elle neutralise les révoltes en neutralisant les frustrations. Willya n’a pas besoin d’être violente. Elle a juste besoin que les gens continuent à mâcher.
Son rapport à Johnny : Elle voit Johnny comme brillant mais dangereux. Elle admire son charisme brut, son influence sur les ouvriers, sa capacité instinctive à sentir les émotions, son authenticité sauvage, sa liberté. Mais elle le terrifie : sa capacité à réveiller l’esprit critique, son intensité “chaotique”, son refus des mensonges “nécessaires”, son pouvoir sur les masses, son potentiel révolutionnaire.
Willya pense que Johnny est dangereux, car il veut révéler des vérités qui risquent de diviser la population, de briser la paix, de créer un sentiment de manque, de réveiller des frustrations sociales, de faire vaciller l’ordre.
Ce qu’elle doit apprendre : Que le bonheur vaut moins que la liberté. Que la vérité, même si elle fait mal, est nécessaire pour que les humains soient des individus, pas des consommateurs. Mais Willya ne changera pas. C’est ce qui fait d’elle un adversaire tragique et non un antagoniste caricatural.
PLUTO — Le Transfuge Narcissique
Il est un ouvrier parvenu au pouvoir, dévoré par l’ambition narcissique de devenir le “Père Fondateur” qu’il n’a jamais pu être.
Il a toujours été rongé par une ambition démesurée : celle d’être un visionnaire dont le nom resterait gravé dans l’Histoire. Mais la vie ne lui a pas donné les cartes pour cela. Il n’a pas eu l’invention de génie de Willya. Il est “juste” un homme politique habile, un maire. Cette position, bien qu’élevée, est pour lui une insulte, un rôle de second plan.
Le paradoxe : Il ne peut pas créer. Donc il va détruire et reconstruire. Son ambition personnelle passe avant la vie de millions de gens.
Cette frustration a nourri un profond ressentiment envers l’élite “légitime” et un besoin maladif de prouver sa propre valeur. Puisqu’il ne peut être fondateur par la création, il le sera par la destruction et la reconstruction. Il est convaincu que tout système est fragile et que le chaos est l’état naturel des choses. Il ne croit pas à la méritocratie ou à la légitimité héritée. Pour lui, le pouvoir appartient à celui qui a l’audace et l’intelligence de le prendre.
Pluto est un mélange calculé du populisme de Trump et du bagou de Mamdani. Face au peuple, il est l’un des leurs. Il parle leur langue, comprend leurs frustrations, et promet la sécurité et la grandeur. Il est charismatique, direct, et semble dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. Face à l’élite, il est le pragmatique, l’homme d’action qui n’a pas peur de prendre les décisions difficiles que leur “mollesse” les empêche de prendre.
L’image clé : Un homme qui regarde Willya avec une rage froide. Il veut son trône. Il veut son nom dans l’histoire.
Il voit la crise de la Factory non comme une menace, mais comme l’opportunité divine qu’il a toujours attendue pour mettre son plan à exécution. Il est le “pompier pyromane” : il attise les flammes en secret (en laissant Léo saboter, en corrompant la police) tout en se présentant publiquement comme le seul capable d’éteindre l’incendie.
Il utilise son charisme pour endormir la méfiance, faire des promesses qu’il ne tiendra pas, et retourner les gens les uns contre les autres. Il pousse la situation de crise en crise (Jeux → état d’urgence → régime de peur) pour justifier des prises de pouvoir de plus en plus importantes.
Il traite les êtres humains (Léo, Alice, les cobayes) comme des pions sur un échiquier, sans le moindre scrupule moral. Sa plus grande angoisse n’est pas l’échec ou la mort, mais l’insignifiance. L’idée de n’être qu’une note de bas de page dans l’histoire de Willya lui est physiquement insupportable.
Pluto n’a pas besoin d’amour, il a besoin d’admiration et de crainte. Chaque étape de son plan qui réussit est une dose de validation pour son ego. Il savoure la chute de Willya, la panique de l’élite, le chaos dans les rues, car tout cela confirme son diagnostic : il était le seul à comprendre, le seul assez fort pour agir.
Ce qu’il veut : Prendre le contrôle total de la cité et de la Factory, et refonder un nouvel ordre dont il est le seul maître. Forcer l’Histoire à le reconnaître comme un “Père Fondateur”. Remodeler la réalité pour qu’elle reflète sa propre image de lui-même : un génie stratégique, un sauveur impitoyable.
Ce qu’il ne voit pas : En forçant le destin, il ne devient pas un héros, mais un tyran dont la véritable nature est exposée à la fin. Sa quête de gloire est vouée à l’échec.
PRÉSENTATION JULIEN
J’ai commencé à la guitare, puis au piano, et j’ai touché à plein d’autres instruments. Mon groupe de pop, on a joué à la Fête de la Musique, et un jour on s’est retrouvé dans un chapiteau devant 10 000 personnes. C’était dingue. J’ai aussi réalisé un court-métrage indé, puis je me suis lancé dans le rap. J’ai sorti des EPs, j’ai été programmé pour la première partie d’Hatik. Avec Thomas, on a réalisé une dizaine de clips ensemble.
À un moment, j’ai commencé à créer sur TikTok. Les concepts musicaux ont pris, je suis monté à 10k abonnés assez rapidement. J’ai même fait deux partenariats avec Prime Video à cette époque. Mais plus ça grandissait, plus je sentais que je me perdais. J’ai décidé de me recentrer.
C’est là que j’ai vraiment travaillé ma voix avec Elena Hurstel. J’ai appris à chanter, à danser aussi, Hip Hop et Afro. Et j’ai compris que tout ce que j’avais fait avant, c’était des pièces du même puzzle.
Ce projet, c’est la mise ensemble de tout ça. On a réuni les gens qui savent faire les choses : scénarisation, chorégraphie, ingénierie sonore. Chacun dans son domaine. C’est pas plus compliqué que ça.
Liens
- Folder note : Formats-structurels
- Index Bible : Bible-univers
- Synopsis = version “officielle” → confronter à 00_synopsis (Notion brute) et Chapitres
- Personnages détaillés (fiches psy) : Personnages
- Confrontation Truby : 00_TOC